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Discussion: Coin Poésie

  1. #141
    Petit Solo Avatar de Des mots
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    La Forêt

    Forêt silencieuse, aimable solitude,
    Que j’aime à parcourir votre ombrage ignoré !
    Dans vos sombres détours, en rêvant égaré,
    J’éprouve un sentiment libre d’inquiétude !
    Prestiges de mon cœur ! je crois voir s’exhaler
    Des arbres, des gazons une douce tristesse :
    Cette onde que j’entends murmure avec mollesse,
    Et dans le fond des bois semble encor m’appeler.
    Oh ! que ne puis-je, heureux, passer ma vie entière
    Ici, loin des humains !… Au bruit de ces ruisseaux,
    Sur un tapis de fleurs, sur l’herbe printanière,
    Qu’ignoré je sommeille à l’ombre des ormeaux !
    Tout parle, tout me plaît sous ces voûtes tranquilles ;
    Ces genêts, ornements d’un sauvage réduit,
    Ce chèvrefeuille atteint d’un vent léger qui fuit,
    Balancent tour à tour leurs guirlandes mobiles.
    Forêts, dans vos abris gardez mes vœux offerts !
    A quel amant jamais serez-vous aussi chères ?
    D’autres vous rediront des amours étrangères ;
    Moi de vos charmes seuls j’entretiens les déserts.
    François-René de Chateaubriand

  2. #142
    Petit Solo Avatar de Des mots
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    Comprendre

    Ecrire un poème c’est
    comprendre le jour
    comprendre la nuit
    comprendre l’amour
    Comme une fleur qui s’est fanée
    J’ai oublié la belle histoire
    qu’on me racontait quand j’étais petite
    Une histoire simple
    Une histoire bleue
    Comme le vent qui s’est mis à souffler
    j’ai volé à toute vitesse
    Par dessus la prairie
    Par dessus la maison
    Comme la vie qui ainsi continue
    Je continue de croire
    Qu’il faut
    Comprendre

    Elodie Santos

  3. #143
    Super Solo Avatar de paolo
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    Recette de Femme

    Que les très laides me pardonnent mais la beauté est fondamentale.
    Il faut dans tout cela qu'il y ait quelque chose d'une fleur, quelque chose d'une danse, quelque chose de haute couture dans tout cela (ou alors que la femme se socialise élégamment en bleu comme dans la République Populaire Chinoise).

    Il n'y a pas de moyen terme. Il faut que tout soit beau.
    Il faut que, tout à coup on ait l'impression de voir une aigrette à peine posée, et qu'un visage acquière de temps en temps cette couleur que l'on ne rencontre qu'à la troisième minute de l'aurore.

    Il faut que tout cela soit sans être, mais que cela se reflète et s'épanouisse dans le regard des hommes.

    Il faut, il faut absolument que tout soit beau et inespéré.
    Il faut que des paupières closes rappellent un vers d'Eluard, et que l'on caresse sur des bras quelque chose au delà de la chair : et qu'au toucher ils soient comme l'ambre d'un crépuscule.

    Ah, laissez-moi vous dire qu'il faut que la femme qui est là, comme la corolle devant l'oiseau soit belle, ou qu'elle ait au moins un visage qui rappelle un temple ; et qu'elle soit légère comme un reste de nuage : mais que ce soit un nuage avec des yeux et des fesses.

    Les fesses c'est très important. Les yeux, inutile d'en parler, qu'ils regardent avec une certaine malice innocente.

    Une bouche fraîche (jamais humide), mobile, éveillée, et aussi d'une extrême pertinence.

    Il faut que les extrémités soient maigres, que certains os pointent, surtout la rotule, en croisant les jambes et les pointes pelviennes lors de l'enlacement d'une taille mobile. Très grave toutefois est le problème des salières : une femme sans salières est comme une rivière sans ponts.

    Il est indispensable qu'il y ait une hypothèse de petit ventre, et qu'ensuite la femme s'élève en calice et que ses seins soient une expression gréco-romaine, plus que gothique ou baroque et qu'ils puissent illuminer l'obscurité avec une force d'au-moins 5 bougies.

    Il faut absolument que le crâne et la colonne vertébrale soient légèrement visibles et qu'il existe une grande étendue dorsale ...

    Vinicius de Moraes
    Le bonheur c'est comme un arc-en-ciel, il faut de la pluie et du soleil pour en voir les couleurs.

    Avec le regard simple, revient la force pure.
    Christian Bobin

  4. #144
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    La bouchère nue

    Le village est cassé, atteint de lèpre, hagard.
    Les toits sont par endroits troués par le désastre.
    La place boursouflée et le clocher camard
    Ont l’air de grimacer au silence des astres.

    On dirait que le désespoir et le remords
    Sont les hôtes geignants de ces portes de briques.
    Mais comme un pou géant enfanté sur les morts
    L’orgie au ventre épais bave dans les boutiques.

    Des hommes un par un glissent le long des murs.
    Là-bas dans une odeur de bête et d’écurie,
    Sous le rougeâtre feu du bec de gaz obscur,
    Comme une gueule en sang bâille la boucherie.

    Ils entrent et parmi les bœufs morts de l’étal
    S’accroupissent, luxurieux et pleins de joie.
    Les visages ont quelque chose d’animal.
    Au loin la lune monte... un chien errant aboie...

    Et l’énorme bouchère aux grands seins descendant
    Paraît et le public éclate quand elle entre.
    Elle rit de plaisir et fait claquer ses dents,
    Nue et flasque, elle danse une danse du ventre.

    La viande et la sueur sentent également.
    Un vieux en ricanant tient la lampe à pétrole
    Et la hausse et la baisse à chaque mouvement,
    Comme un prêtre bouffon d’une grotesque idole.

    C’est pour les spectateurs un plus rare régal
    Qu’un festin qu’on ferait dans le décor d’un bouge.
    Et la danse ressemble à un cérémonial
    Du vieux culte de l’homme à la chair de la gouge...

    Puis l’on part. L’air est lourd de fièvre et de tabac.
    la bouchère tord ses cheveux brillants de graisse...
    La lampe fume et meurt... Un peu de sang fait : flac !
    C’est la tête de veau pleurant dans l’ombre épaisse...

    Maurice Magre Extrait de « La montée aux enfers, Poésies. » Paris, Eugène Fasquelle, Bibl-Charpentier, 1918
    Le bonheur c'est comme un arc-en-ciel, il faut de la pluie et du soleil pour en voir les couleurs.

    Avec le regard simple, revient la force pure.
    Christian Bobin

  5. #145
    Petit Solo Avatar de Des mots
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  6. #146
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    La brouette
    Tel un prince héritier qui se déguise et rôde
    Afin de démasquer l'injustice et la fraude
    Dans les états du Roi, son père,
    Tel, Jésus, reprend parfois son jeune front mortel,
    Quitte en secret le firmament du Dieu, Son Père
    Et blond, s'en vient un peu voyager sur la Terre
    Télémaque divin, que comme un vieux Mentor,
    Le Bon saint Pierre, ôtant son auréole d'or
    Pour n'être pas trahi par ses feux, accompagne.

    Un jour, ayant battu longuement la campagne,
    Le Seigneur et le Saint (on était en hiver)
    Firent halte en un bois, dont le feuillage verre
    N'était plus sur le sol que de l'humus rougeâtre.

    Saint Pierre eût bien voulu s'asseoir au coin d'un âtre
    Et chauffer ses vieux doigts, mais la seule maison
    Qui leva le chapeau de chaume à l'horizon
    Ne penchait pas au vent la plume de fumée
    Qui fait rêver bon gîte et soupe parfumée.
    Donc, ce bois valait mieux. D'autant que le Soleil
    y donnait.Un soleil, pas bien chaud, c'est vrai,
    Timidement vermeil. Mais tout de même,
    Point trop à dédaigner dans ce matin si blême,
    Et Pierre, tout fourbu d'aller par les chemins,
    S'étant assis, tendait vers ce Soleil, ses mains
    Et les dégourdissait dans sa lumière rose,
    Cependant que Jésus, rêvait, à quelque chose,
    Debout, et ne sentant ni fatigue, ni froid.

    Pierre cria soudain :" Maître, fils de mon Roi,
    Regardez ! Regardez cette femme !
    N'est-elle pas stupide ou folle ? Sur mon âme,
    Elle veut ramasser du Soleil.

    Jésus leva les yeux. Une femme était là
    Des ces vieilles des champs au dur profil de chouette,
    Et la vieille, devant une énorme brouette,
    Se tenait au milieu du sentier, à l'endroit
    Qu'éclairait un rayon de soleil, tombant droit,
    Et sitôt qu'il venait dorer son véhicule
    La vieille tentait la chose, ridicule,
    D'emporter le soleil, et tirait au brancard,
    Bien vite ! Mais, au moindre des écarts
    Qu'elle faisait du point frappé par la lumière
    Le soleil s'échappait de la brouette. Et Pierre
    Se divertissait fort à regarder ce jeu :
    La capture, d'abord, du beau rayon de feu
    Entre les haies boueux et gris, qu'il illumine,
    Puis la fuite rapide... et la piteuse mine
    De la vieille pauvresse, interdite un moment,
    Mais qui recommençait, bientôt, patiemment,
    Sans comprendre pourquoi, dès qu'elle rentrait dans l'ombre
    Elle ne tirait plus qu'une brouette sombre.
    "Est-elle simple, Dieu? Voyez ce qu'elle fait !
    Bon... elle recommence !" Et Pierre s'esclaffait.

    Mais voici que Jésus dont l'intérêt s'éveille
    S'approche, et doucement interroge la vieille.

    "Femme, que fais-tu là ? N'as-tu plus ta raison ?
    Il règne un froid terrible en cette âpre saison
    Et je ne comprends pas, ô femme, que tu veuilles
    Plutôt que ramasser du bois sec et des feuilles,
    Ramasser ce rayon, à peine réchauffant..."


    "C'est pour le rapporter à mon petit enfant"
    Dit la femme, en levant le front. "Je suis l'aïeule
    D 'un pauvre enfant malade à qui je reste seule
    Car cet hiver, le père et la mère sont morts.
    Pour Travailler, mes bras ne sont plus assez forts,
    Je ne peux que glâner, et ce travail-là, chôme
    Et l'enfant va mourir sous notre triste chaume,
    Sans même avoir connu ces douceurs, ces bonbons,
    Qui font sourire encore les petits moribonds.
    Ne pouvoir pas gâter, alors qu'on est Grand-mère,
    C'est dur... que lui donner ? Je ne savais que faire.
    Mais voici qu'il me dit, ce matin au réveil,
    Je serais bien content si j'avais du soleil.
    Car le soleil, jamais n'entre dans ma chaumière
    Et mon petit enfant est privé de lumière !
    Alors, voyant qu'ici le soleil avait lui,
    Je viens en ramasser un bon morceau, pour lui."

    Et la vieille reprit sa besogne.

    Quand il se sent ému, Saint Pierre se renfrogne.
    Il dit "elle est stupide ! elle ne voit donc pas
    Que son soleil s'en va dès qu'elle fait un pas !
    Cette vieille cervelle est dure comme pierre
    Et ne comprend plus rien ! Mais Jésus dit à Pierre,
    Pensif, ayant rêvé sur cette femme un peu,
    "On ne sait pas ce que l'amour des simples peut"

    Mais n'ayant pas compris toute cette parole
    Saint Pierre répétait "Mais cette femme est folle,
    Seigneur, elle est folle ! ".
    Soudain, il s'arrêta,Presqu'aussi confondu que quand le coq chanta ;
    Car la vieille maintenant, marchait sous les branches,
    Et les rayons restaient entre les quatre planches
    Et les rayons dans l'ombre, étincelaient encore,
    Et paraissant pousser, devant elle, un tas d'or,
    Sans s'étonner, la vieille, impassible et muette,
    Emportait le soleil dans son humble brouette.

    Edmond Rostand
    Le bonheur c'est comme un arc-en-ciel, il faut de la pluie et du soleil pour en voir les couleurs.

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  7. #147
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    Les enfants qui s'aiment

    Les enfants qui s'aiment s'embrassent debout
    Contre les portes de la nuit
    Et les passants qui passent les désignent du doigt
    Mais les enfants qui s'aiment
    Ne sont là pour personne
    Et c'est seulement leur ombre
    Qui tremble dans la nuit
    Excitant la rage des passants
    Leur rage, leur mépris, leurs rires et leur envie
    Les enfants qui s'aiment ne sont là pour personne
    Ils sont ailleurs bien plus loin que la nuit
    Bien plus haut que le jour
    Dans l'éblouissante clarté de leur premier amour

    Jacques Prévert
    Le bonheur c'est comme un arc-en-ciel, il faut de la pluie et du soleil pour en voir les couleurs.

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  8. #148
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    Un enfant

    Un enfant çà vous décroche un rêve
    Ça le porte à ses lèvres et ça part en chantant
    Un enfant avec un peu de chance ça entend le silence
    Et ça pleure des diamants et ça rit à n'en savoir que faire
    Et ça pleure en nous voyant pleurer
    Ça s'endort de l'or sous les paupières et ça dort pour mieux nous faire rêver


    Un enfant ça écoute le merle qui dépose ses perles sur la portée du vent
    Un enfant c'est le dernier poète d'un monde qui s'entête à vouloir devenir grand
    Et ça demande si les nuages ont des ailes et ça s'inquiète d'une neige tombée
    Et ça croit que nous sommes fidèles et ça se doute qu'il n'y a plus de fées


    Mais un enfant et nous fuyons l'enfance
    Un enfant et nous voilà passants
    Un enfant et nous voilà patience
    Un enfant et nous voilà passés.

    Jacques Brel
    Le bonheur c'est comme un arc-en-ciel, il faut de la pluie et du soleil pour en voir les couleurs.

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  9. #149
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    L’accent grave

    Le professeur : Élève Hamlet !
    L'élève Hamlet (sursautant) : Hein... Quoi... Pardon.... Qu'est-ce qui se passe... Qu'est-ce qu'il ... y a... Qu'est-ce que c'est ?...
    Le professeur (mécontent) : Vous ne pouvez pas répondre « présent » comme tout le monde ? Pas possible, vous êtes encore dans les nuages.
    L'élève Hamlet : Être ou ne pas être dans les nuages !
    Le professeur : Suffit. Pas tant de manières. Et conjuguez-moi le verbe être,
    comme tout le monde, c'est tout ce que je vous demande.
    L'élève Hamlet : To be...
    Le professeur : En Français, s'il vous plaît, comme tout le monde.
    L'élève Hamlet : Bien, monsieur. (Il conjugue
    Je suis ou je ne suis pas
    Tu es ou tu n'es pas
    Il est ou il n'est pas
    Nous sommes ou nous ne sommes pas...
    Le professeur (excessivement mécontent) : Mais c'est vous qui n'y êtes pas, mon pauvre ami !
    L'élève Hamlet : C'est exact, monsieur le professeur,
    Je suis « où » je ne suis pas
    Et, dans le fond, hein, à la réflexion,
    Être « où » ne pas être
    C'est peut-être aussi la question.

    Jacques PRÉVERT
    Le bonheur c'est comme un arc-en-ciel, il faut de la pluie et du soleil pour en voir les couleurs.

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  10. #150
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    Un enfant

    Un enfant çà vous décroche un rêve
    Ça le porte à ses lèvres et ça part en chantant
    Un enfant avec un peu de chance ça entend le silence
    Et ça pleure des diamants et ça rit à n'en savoir que faire
    Et ça pleure en nous voyant pleurer
    Ça s'endort de l'or sous les paupières et ça dort pour mieux nous faire rêver


    Un enfant ça écoute le merle qui dépose ses perles sur la portée du vent
    Un enfant c'est le dernier poète d'un monde qui s'entête à vouloir devenir grand
    Et ça demande si les nuages ont des ailes et ça s'inquiète d'une neige tombée
    Et ça croit que nous sommes fidèles et ça se doute qu'il n'y a plus de fées


    Mais un enfant et nous fuyons l'enfance
    Un enfant et nous voilà passants
    Un enfant et nous voilà patience
    Un enfant et nous voilà passés.

    Jacques Brel
    C'est magnifique

  11. #151
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    Une vieille légende Hindouiste raconte qu'il fut un temps où tous les hommes étaient des dieux.

    Comme ils abusèrent de ce pouvoir, Brahma, le maître des dieux, décida de le leur retirer et de le cacher dans un endroit où il leur serait impossible de le retrouver.

    Oui, mais où?
    Brahma convoqua en conseil les dieux mineurs pour résoudre ce problème.
    -Enterrons la divinité de l'homme, proposèrent-ils.
    Mais Brahma répondit:
    -Cela ne suffit pas, car l'homme creusera et trouvera.
    Les dieux répliquèrent:
    -Dans ce cas, cachons-la tout au fond des océans.
    Mais Brahma répondit:
    -Non, car tôt ou tard l'homme explorera les profondeurs de l'océan. Il finira pas la trouver et la remontera à la surface.
    Alors, les dieux dirent:
    -Nous ne savons pas où la cacher, car il ne semble pas exister sur terre ou sous la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour.
    Brahma répondit:
    Voici ce que nous ferons de la divinité de l'homme: nous la cacherons au plus profond de lui même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher.
    Le bonheur c'est comme un arc-en-ciel, il faut de la pluie et du soleil pour en voir les couleurs.

    Avec le regard simple, revient la force pure.
    Christian Bobin

  12. #152
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    Quand l'amour vous fait signe

    Il a suffit d'une fois ma vie s'est endimanchée
    Les montagnes marchaient doucement du bout des rochers
    Le soleil s'est piqué sur la plume de mon chapeau
    Le vent dans les blés séchait les blessures des coquelicots

    Quand l'amour vous fait signe. Suivez-le suivez-le
    N'importe ou mais suivez-le …Y a plus d'amis plus de famille
    Quand l'amour vous fait signe… Suivez-le suivez-le

    Une volée de baisers vint se poser sur mon bec
    Mes muscles s'amollirent et mon palais était sec
    Quand elle m'a dit je t'aime j'ai voulu prendre un ton blagueur
    Mais j'avais l'air d'un type qu'on vient d'appeler chez le directeur


    Pour toi mon frère paumé qui était jusqu'ici seul
    Arrivera un jour celle qui aura le béguin de ta p'tite gueule
    Alors laisse tout tomber que rien au monde ne t'empêche
    De suivre Cupidon quand il débarque avec ses flêches

    A tous ceux qui ont oublié comment on devient fou


    Quand l'amour vous fait signe. Suivez-le suivez-le
    N'importe ou mais suivez-le …Y a plus d'amis plus de famille
    Quand l'amour vous fait signe… Suivez-le suivez-le.

    Pierre Perret
    Le bonheur c'est comme un arc-en-ciel, il faut de la pluie et du soleil pour en voir les couleurs.

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  13. #153
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    L'amour diabolique

    Je l'ai rencontrée l'autre jour aux Galeries Farfouillettes
    Mon coeur a bondi tel un dentier sur une côtelette
    Je lui dit d'emblée chez toi …je vois pas grand-chose à jeter aux chiens
    On doit se compléter comme le beurre avec la tartine
    On doit être heureux comme un chou-fleur sous un gratin

    Quand on est amoureux on ne fait que des bêtises
    Je te plais tu me plais, on va pas se flinguer pour çà
    Mais cette fois-là c'était un amour diabolique

    Le lendemain je l'ai revue .. elle était fringuée comme un oeuf dur sur un comptoir
    Avec le petit bout d'étoffe de sa mini-jupette
    Ses seins demi-nus grimpaient jusqu'en bas de ses oreilles
    Excité j'étais, comme un pingouin dans un sauna
    Elle dit j'ai froid, j'ai l'estomac vide comme une corbeille
    J'y réponds chez moi ….. y a une bouillotte et du veau froid

    Dans ma garçonnière elle dit maintenant je me sens en forme
    Elle se biberonne tout mon whisky et entre deux hoquets, elle balance un clin d'oeil énorme
    J'y roule un patin et elle m'en fait une paire de skis
    Elle dit vois-tu l'amour est une chose peu ordinaire
    Qui aurait pu dire hier que demain tu serais mon mari
    Et la bouche ouverte comme le livre de messe d'une rosière
    J'ai dû bégayer da-da-co-cord ma ché-ri-rie

    Pierre Perret
    Le bonheur c'est comme un arc-en-ciel, il faut de la pluie et du soleil pour en voir les couleurs.

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    Christian Bobin

  14. #154
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    Y a rien de plus beau

    Y a rien de plus beau qu'une femme amoureuse qui fait l'amour
    Quand elle s'offre à vous, c'est tout le printemps qui vous prend par le cou
    Dans ses yeux mi-clos apparaît l'île au trésor
    En ce singulier corps à corps, elle donne se donne comme la rivière bondissante va s'offrir à l'océan

    Pourtant j'en ai vu du beau ..
    Des stars maquillées qui vous laissent les yeux tout écarquillés
    J'ai vu ces fleurs du Japon de leurs cils experts, faire les cent mille papillons
    La lune à l'envers

    Mais rien n'est plus beau qu'une femme amoureuse qui fait l'amour
    C'est le noir et le blanc, le froid et le chaud. C'est la nuit et le jour
    Elle donne s'abandonne comme une flambée de mouchoirs qui claquent en guise d'au revoir

    Dans un même élan becs et ongles brûlent, l'orage est violent
    jusqu'au cri poussé dans cette ultime morsure
    Elle donne, se donne comme si le cours des planètes allait soudain s'arrêter

    Non rien n'est plus beau
    Qu'une femme amoureuse qui fait l'amour

    Pierre Perret
    Le bonheur c'est comme un arc-en-ciel, il faut de la pluie et du soleil pour en voir les couleurs.

    Avec le regard simple, revient la force pure.
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  15. #155
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    Les baisers

    Y a le baiser le baiser fourbu et flapi,
    La langue qui traîne jusqu'à terre comme un spaghetti ramolli

    Le baiser compétition argentin en dansant roulez un patin
    Les lèvres soudées le souffle court un chronomètre à la main

    Et puis y a le baiser d'Zézette, le plus salé le plus sucré c'est le plus chouette
    On dirait un chausson aux pommes
    Langue de velours palais d'amour on la surnomme
    Je l'aime, Elle m'aime

    Y a le baiser le baiser hurleur inédit, Allongés tout nus sous la pluie
    Dans un champ d'orties à minuit

    Y a le baiser indien que j'aime bien, On s'embrasse trois fois sur le cul
    Et on dit coucou tu m'as eu
    Y a le baiser japonais qui me plait, on avale un grand bol de lait
    On s'embrasse trois fois sur les seins et puis on dit plus rien.


    Pierre Perret
    Le bonheur c'est comme un arc-en-ciel, il faut de la pluie et du soleil pour en voir les couleurs.

    Avec le regard simple, revient la force pure.
    Christian Bobin

  16. #156
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    Françouèse


    J'ai rencontré une canadienne qui arrivait tout droit du Québec
    Je suis devenu son p'tit mec et quand j'ai guinché avec cette môme
    J'y ai dit ma p'tite poupée d'azur d’abord avant de se faire les chromes
    Dis-moi ton nom pour le futur

    Je m'appelle Françouèse ; Je te trouve loufoque, Mais çà me plait bien.
    Le seul truc qui me choque, c'est ton accent parisien

    J'y dit je sais pas comment que ta vieille a gambergé tes proportions
    T''as même pas besoin d'une révision
    Et quand tu souris la Sainte Vierge, à côté a l'air de faire la gueule

    J'y dit, quand je vois ta frite ma gosse … y a pas besoin de rajouter du sel
    Quand tu dégoises une chansonnette, au fond de ta boîte à sucettes
    y a tous les piafs de la forêt

    Moi qui avait le coeur dans la débine, qui pige que quouic aux mots d'amour
    J'y dis des trucs à la blédine
    J'ai le coup de béguin pour ta gaufrette
    Si pour toi c'est du même tonneau, pas la peine d'en faire une blanquette
    On pourrait prendre le même traîneau.

    Pierre Perret
    Le bonheur c'est comme un arc-en-ciel, il faut de la pluie et du soleil pour en voir les couleurs.

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  17. #157
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    Cà la fait marrer


    J'ai rencontré une nénette qui venait de se tirer de chez ses vieux
    Avant de partir, elle leur a dit :
    Cà va faire plus de dix-huit ans que je me sers de mes fesses pour m'asseoir
    Et je voudrais varier les plaisirs
    Qu'est-ce qu'elle a pu se fendre la bulle quand je lui ai dit je t'aime
    Elle m'a dit je sais qu'tu m'aimes mais faut qu'je prenne ma pilule

    Les enterrements çà la fait marrer, les films pornos çà la fait marrer
    Et quand on fait l'amour, elle est pliée en deux

    Je l'avais prise en stop tout près de Moulins, elle s'était gourée de chemin
    Elle dit, mon p'tit gars on a du fion que tu sois né sous le signe du Lion
    Moi, je suis plus vierge depuis ce matin. C'qui prouve que le p'tit Poucet était une vrai pomme

    Mon père dit-elle a pas de bol dans la vie
    C'est le genre de type qui ferait naufrage dans un bateau plein de crucifix
    Et des gens marrants comme ma maman, on en rencontre aussi souvent qu'un écossais donneur de sang

    Ces parents voulaient la marier à un p'tit con de la faculté qui a une tête de beignet raté
    Quand on leur a dit qu’on se mettait à la colle, ils ont fait le même museau que la reine d'Angleterre qui trouve un caca d'oiseau dans son assiette à dessert.


    Pierre Perret
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  18. #158
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    LE FOIN QUI PRESSE

    Ah ! Pour eun'bell' noc', c'était eun' bell' noce !...
    Y avait - oui, d'abord ! - eun' joli' mariée,
    Y avait d' la famill' des quat' coins d' la Bieauce,
    Offrant des coch'lins à plein's corbeillées !

    Y avait d'la mangeaille à s'en fout' ras là :
    Des tourt's à la sauce et des oies routies,
    Avec un bringand d' petit vin d' Saint-Y
    Qui r'montait d'avant le phylloxéra !

    Y avait !' vieux Pitance, un colleux d' bêtises,
    Et l' cousin Totor qu'est au. "Bon Marché"...
    Ah! ces Parisiens !... i's sont enragés :
    Des chansons à fer' pisser dans sa ch'mise !...

    Y avait des volé's d' jeuness's raquillantes
    Qui dansint en t'nant les gâs par el' cou ;
    Y avait d'l'amus'ment et d'la bounne entente,
    Des gens ben gaîtieaux, d'aucuns mêm' ben saouls !

    Ah! pour eun'bell'... Mais c'est fini, la noce !...
    Au r'vouer à tertous ! I' fait presque jour...
    Pitanc' s'est r'levé su' !' fumier d' la cour,
    Et les parents d' Bieauc' mont'nt dans leu's carrosses,

    Si ben qu'i's rest'nt pus qu' tous les deux, à c'tte heure,
    Ell', l'enfant gâtée élevée en ville,
    Et li l' grous farmier !... Dans la cour tranquille,
    Les coqs matineux saluent leu' bounheur...

    Et v'là la joli' marié' qui s'appresse
    En faisant ronron comme eun' tit' chatt' blanche
    Qui veut des lichad's et pis des caresses.
    Mais quoué don'?... Soun houmme est là... coumme eun' planche

    Piqué vis-à-vis le peignon d' sa grange,
    Il a r'luqué l'ciel d'eun air si étrange !
    C'est-y qu'i sarch'rait à lir' dans les nuages
    La bounne aventur' de leu' jeun' ménage ?...

    " Hé ! Pierr', - qu'a soupir' - c'est tout c' que tu contes ? "
    Mais li, s'emportant coumme eun' soupe au lait :
    " Non mais, r'garde don' un peu l' temps qu'i' fait,
    Couillett' ! Tu vois pas la hargne qui monte ?

    Ca va mouiller dur, et ça s'ra pas long !
    Mon foin, nom de guieu! qu'est pas en mulons !
    La mangeaille aux bêt's qui va êt' foutue !...
    En rout' ! Mulonnons avant qu' l'ieau sey' chue !

    Et la v'là parti', la marié' tout' blanche,
    Piétant dans son vouéle et ses falbalas,
    Portant su'l'épaule eun' fourche à deux branches,
    L'âm' tout' retourné' de se r'trouver là...

    Quand qu'il était v'nu, pour li fér' sa d'mande,
    Dans la p'tit' boutique où qu' mourait son coeur,
    Alle avait dit "oui", tout d' suite, sans attend'e,
    Se jitan vars li coumm' vars un sauveur.

    Alle avait dit "oui", songeant, sans malice,
    - Ell' dont l' corps brûlait à l'air des bieaux jours
    Qu' c'en était, des foués, coumme un vrai supplice - :
    "Quand on a eun houmme, on a de l'amour ! "

    Et la v'là fourchant le treufe incarnat,
    Sous l' désir féroce et l'aube mauvaise,
    - A'nhui, dret l' moment qu'a' d'vrait êt' ben aise,
    Coumme au Paradis, dans l' fin fond des draps -

    Pasque, auparavant que d'et' dev'nu' femme,
    All' est devenue eun' femm' de pésan
    Dont la vie est pris', coumm' dans un courant,
    Ent' le foin qui mouille et les vach's qui breument...

    Les tâch's, l'agrippant au creux de sa couette,
    Mang'ront les baisers su' l' bord de ses lév'es
    Et séch'ront son corps, tout chaud de jeun' sève,
    Qui tomb'ra pus fréd qu'eun arpent d' "guérouette".

    Les gésin's bomb'ront son doux ventrezieau,
    Les couch's râchiront sa pieau fine et pâle ;
    Et, vieille à trente ans, traînant ses sabiots,
    Abêti' d' travail, écoeurdée du mâle,

    All' aura pus d'yeux qu' pour vouér, à son tour,
    L' ciel nouér su' les prés couleur d'espérance,
    Esclav' de la Terr' jalous', qui coummence
    Par y voler sa premier' nuit d'amour...


    A = Elle.
    Agripper - S'agripper = Atteindre - Se retenir.
    All' - Alle = Elle.
    Breumer = Mugir.
    Cochelins = Cadeaux de noce, parfois la dote même. (Primitivement : faïence de Nevers venue par le coche d'eau).
    Colleux = Pour collecteur. Homme qui connaît beaucoup de faits, d'histoires diverses souvent gaillardes à faire rire. Dans les campagnes beauceronnes, le "violoneux" était souvent cet homme-là.
    Dret = licite, permis, droit, juste (au moment où)
    Ecoeurdée = Ecoeurée, dégoûtée.
    Gésines = Les couches d'une femme.
    Guérouette = Terrain de peu de valeur, lieu-dit cadastral de mauvaises terres.
    Hargne = Averse subite et violente.
    Mulonner = Mettre en mulons, c'est-à-dire en petites meules pour que le foin sèche vite et à l'abri de la pluie.
    Râchir = Rendre la peau rêche et sèche, comme atteinte de " râche ", sorte d'eczéma.
    Raquillante = Vient du verbe Solognot raquiller, signifiant rattraper un objet au vol ; rapprocher de raquette dit le glossaire de H. Fillay. L'adjectif raquillante qualifie jeunesses et semble indiquer que ces jeunesses en joie, sinon rattrapent quelques galants, du moins sont très désireuses de les retenir.
    Sarcher = chercher, essayer
    Treufe incarnat = Le trèfle incamat, appelé plus communément, en Beauce, le " faraud ", dont la fleur est très rouge carmin(en Provence, il porte le nom de farouch ou farouche).
    Le bonheur c'est comme un arc-en-ciel, il faut de la pluie et du soleil pour en voir les couleurs.

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    Christian Bobin

  19. #159
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    Tu venais
    Tu ne m'as pas fait souffrir
    mais attendre.

    En ces heures
    brouissailleuses, remplies
    de serpents,
    lorsque
    mon coeur sombrait et que je me noyais,
    tu t'avançais,
    tu venais nue, toute griffée,
    tu arrivais en sang jusqu'à mon lit,
    novia mia,
    et nous marchions
    toute la nuit
    en dormant :
    à notre réveil
    tu étais intacte et nouvelle,
    comme si le vent grave de nos rêves
    avait rallumé
    tes cheveux,
    comme s'il avait plongé ton corps dans le blé
    et dans l'argent pour le rendre à nouveau éblouissant.

    Je n'ai pas souffert, mon amour,
    tout simplement, je t'attendais.
    Il te fallait changer de coeur
    et de regard
    depuis que tu avais touché cette profonde
    zone de mer que ma poitrine te livrait.
    Il te fallait sortir de l'eau
    pure comme une goutte soulevée
    par une vague dans la nuit.

    Novia mia, il t'a fallu
    mourir et naître, je t'attendais.
    Te cherchant, je n'ai pas souffert,
    je savais, oui, que tu viendrais,
    une nouvelle femme avec ce que j'adore
    de celle qui n'adorait pas,
    avec tes yeux, tes mains, avec ta bouche
    mais avec un coeur différent,
    celle qui s'éveilla un jour auprès de moi
    comme si elle s'y était trouvée depuis toujours
    pour à jamais poursuivre à nous deux le chemin.

    Pablo Neruda
    Vingt poèmes d'amour,

  20. #160
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    Le mal de vivre

    Ça ne prévient pas quand ça arrive
    Ça vient de loin
    Ça c´est promené de rive en rive
    La gueule en coin
    Et puis un matin, au réveil
    C´est presque rien
    Mais c´est là, ça vous ensommeille
    Au creux des reins

    Le mal de vivre
    Le mal de vivre
    Qu´il faut bien vivre
    Vaille que vivre

    On peut le mettre en bandoulière
    Ou comme un bijou à la main
    Comme une fleur en boutonnière
    Ou juste à la pointe du sein
    C´est pas forcément la misère
    C´est pas Valmy, c´est pas Verdun
    Mais c´est des larmes aux paupières
    Au jour qui meurt, au jour qui vient

    Le mal de vivre
    Le mal de vivre
    Qu´il faut bien vivre
    Vaille que vivre

    Qu´on soit de Rome ou d´Amérique
    Qu´on soit de Londres ou de Pékin
    Qu´on soit d´Egypte ou bien d´Afrique
    Ou de la porte Saint-Martin
    On fait tous la même prière
    On fait tous le même chemin
    Qu´il est long lorsqu´il faut le faire
    Avec son mal au creux des reins

    Ils ont beau vouloir nous comprendre
    Ceux qui nous viennent les mains nues
    Nous ne voulons plus les entendre
    On ne peut pas, on n´en peut plus
    Et tous seuls dans le silence
    D´une nuit qui n´en finit plus
    Voilà que soudain on y pense
    A ceux qui n´en sont pas revenus

    Du mal de vivre
    Leur mal de vivre
    Qu´ils devaient vivre
    Vaille que vivre

    Et sans prévenir, ça arrive
    Ça vient de loin
    Ça c´est promené de rive en rive
    Le rire en coin
    Et puis un matin, au réveil
    C´est presque rien
    Mais c´est là, ça vous émerveille
    Au creux des reins

    La joie de vivre
    La joie de vivre
    Oh, viens la vivre
    Ta joie de vivre

    Barbara
    Laisse tomber la neige, on fera des boules demain...

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