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Voir la version complète : aides aux devoirs, tuyaux??



saldagoza
25/07/2006, 13h46
Bonjour,

Ma fille entre en sixième et a eu une année difficile.

J'ai fais appel à une étudiante pour aider Anna dans ses devoirs.

Pouvez-vous me faire part de vos expériences.

Mes questions sont de l'ordre de la fréquence des aides, du budget, des aides financières qu'on peut obtenir, des associations existantes, des démarches, etc.

J'ai un contact avec l'AFEV mais pas d'infos avant la rentrée des classes.


Autre question...
Anna n'a pas eu le "déclic". Elle ne sait pas travailler seule, prendre en charge et anticiper sur les jours à venir. Elle a une poutre dans la main. Elle est pourtant mure et comprends bien qu'elle souffre de son manque de préparation.
J'ai tellement souffert enfant de problème de scolarité (quel mal être) que je ne souhaite pas qu'elle vive cela.
Je suis preneur de toutes les astuces qui pourrait l'aider.
Merci


Merci d'avances pour vos réponses.
Pascal

Lisant
25/07/2006, 15h21
je rencontre ce souci avec mon fils de 9 ans qui par contre est trés immature;comme astuces j 'ai puisé tous les conseils d 'amis,methode forte (punition),methode douce ,rien de rien ;il est desorganisé total donc au final j 'ai contacté la maitresse afin qu'elle surveille son cahier de texte.

au final je lui ai expliqué que si je ne pouvais pa slui faire confiance dans ce domaine,ca allait se ressentir ailleurs.il a capté l 'enjeu et fait des efforts et à coté je suis quand entierement dispo pour lui.

mais c 'est pas evident.bon courage pour l 'entrée en 6 eme

coquelicot
26/07/2006, 00h16
Mon fils était en 6è cette année, et je l'ai mis dans un collège privé, car le collège du coin a extrèmement mauvaise réputation. Au début d'année, ils ont eu des cours de méthodologie. Il faut aussi dire qu'ils avaient 2 heures de devoirs par jour (oui, je sais c'est énorme et ce n'est pas le cas dans le public), dont 1 heure en étude obligatoire chaque jour. Il faut dire aussi que quand ils ont une mauvaise note, ils ont une heure de colle...
D'autre part j'ai vu une pédo psy en début d'année qui m'a dit de ne plus vérifier les devoirs systématiquement afin que mon fils sache que c'est son travail qui est récompensé (ou pas) et non une collaboration. Du coup, je ne suis présente qu'en cas de demande de sa part, pour les petits coups de pouce... Il passe en 5è avec les encouragements !
J'ai oublié de préciser qu'en primaire, c'était la croix et la bannière pour lui faire faire ses devoirs que ce soit avec moi, son père ou les très patientes babysitters !

J'avais essayé aussi les devoirs avec copains de sa classe pour qu'ils s'entraident, et mon fils a demandé, de lui même, à arrêter au bout de 3 mois parce que son copain n'arrêtait pas de bavarder !!! incroyable !

Quoiqu'il en soit ça vous change un p'tit bonhomme (ou p'tite bonnefemme) le collège...
Bon courage...

Corbeille
28/07/2006, 08h51
Bonjour Pascal,

Bon, j'ai 7 enfants ..... de 3 à 17 ans, je suis moi même un enfant qui a eu du mal avec le système scolaire mais qui s'en est bien sorti, et j'ai fait du soutien scolaire pendant mes études sup (pas facile mais super motivant). Je ne suis pas spécialiste.

La première chose à laquelle je crois : Chaque enfant est différent, et les enfants ne savent pas bien gérer cette différence, parfois ils la souhaitent, parfois il veulent se fondrent dans la masse. Pas facile, mais il faut juste faire attention avec cette réalité. Les conseils, tu les prends, mais fais attention pour les appliquer, surtout ceux des pedo psy.

Après, tous les enfants sont en apprentissage dans cette période, mais aucun , absolument aucun n'est réellement autonome. Oublie cette notion, elle ne commence à avoir de sens qu'en 4ième 3ième (et encore).

Il faut travailler avec l'enfant, et le faire en tenant compte de la relation affective qui va le lier à toi dans cet exercice d'apprentissage. Un exemple à partir d'un détail : Mon ex-femme m'appelle folle de rage il y a 2 ans environ, Ton fils ne veut rien savoir, il n'y a rien qui rentre, il s'en fou, bla bla bla, Je passe à la maison (c'était plus facile à l'époque) et je lui demande de s'asseoir à coté de moi. Je lui demande de prendre son livre (histoire), et lui demande de lire sa leçon, il le fait, puis il me dit ok papa c'est fait, il se lève ... Je lui demande de se rasseoir, et de relire sa leçon parce qu'il allait me la réciter juste après. Il le fait et relit sa leçon. 10 minutes après il me passe son livre et me récite sa leçon quasi complète.... Se braquer ne sert à rien, je lui ai juste fait comprendre que je savais qu'il pouvait y arriver simplement et que j'avais confiance dans le fait qu'il y arriverait. Il l'a fait, pour moi ! Et nous étions tous les deux heureux.

En fait ils ont tous un mécanisme qui leur permet de faire rentrer cet apprentissage, il ne faut pas l'intellectualiser, juste essayer de le ressentir, et être avec eux là où ils sont.

L'important c'est de comprendre ce que l'enfant saura faire. et ce n'est pas simple. J'ai fait il y a longtemps du soutien scolaire à un garçon de 15 ans. sa mère voulait qu'il soit scientifique .... Au bout de deux ans j'ai dit à sa maman (veuve), il ne sera jamais scientifique, il n'a pas l'esprit, et il sait tant d'autres choses.... Et ce qui était évident c'est que cet enfant voulait être comme son père Gendarme, et que sa maman ne voulait surtout pas qu'il fasse ce qui avait enlevé la vie à son père, à son mari.

Tu vois, dans mes septs enfants, il y a de tout, mais je suis persuadé qu'ils seront tous quelqu'un, et tous différents. Le premier est le plus travailleur, le deuxième le plus dévoué (il veut être pompier), le troisième le plus doué, le quatrième le plus calme .....

Bon courage, et garde le lien avec le travail de ton fils.

Loïc