Il est des questions sans réponse.

Souvenir d’une discussion avec un ami, grand érudit, professionnel de la langue français et de la langue danoise, j’ai conservé précieusement un doute, une question.

« La fête bat son plein ».
Sur Internet la chose est entendue, les fêtes battent leur plein ou parfois les fêtes leurs pleins. Et d’expliquer en chœur, qu’il n’est pas question du bruit de la fête et donc qu’il n’est pas question de « son ». L'expression se réfèrerait à la marée.

Certes.

Pourtant, même appliquée à une cloche l’expression peut désigner l’acmé, la perfection, le summum. Une cloche parfaitement réalisée, sans fêlure, lorsqu’elle était testée et frappée par le « battant » rendait un « son plein ». Une fête qui bat son plein, est une fête à son apogée.

Pour moi, toujours, les fêtes battront son plein.

Ma madeleine à moi.

Il est des questions dont la réponse importe peu.