Maintenant je pardonne à la douce fureur
Qui m'a fait consumer le meilleur de mon âge
Sans tirer autre fruit de mon ingrat ouvrage
Que le vain passe-temps d'une si longue erreur

Maintenant je pardonne à ce plaisant labeur
Puisque seul il endort le souci qui m'outrage
Et puisque seul il fait qu'au milieu de l'orage
Ainsi qu'auparavant je ne tremble de peur

Alain