Nos chemins se sont croisés.
Nos regards sont accrochés.
Au coin d'une rue déserte
qui a causé notre perte.

Nous nous sommes longtemps jaugés.
Aucun n'a voulu bouger.
Dans l'enfer de la nuit blanche
nos vies juste en déchéance.

Je t'ai vu bouger un peu,
je surveille du coin des yeux.
La lune éclaire nos visages.
Tu sembles si jeune et sage.

Tout ça m'échappe tellement.
Nous face à face patiemment.
La volonté d'autres en haut
qui devient notre fardeau.

Guerre de tranchée entamée.
Guerre des nerfs si calculée.
Soudain un éclair de feu,
je riposte de mon mieux.

Je suis étendu ici
et j'entends déjà ton cri.
La vie s'écoule de mon corps.
Le tien agonise si fort.

Rêve d'un ailleurs avec toi
pour entendre enfin ta voix.
La bêtise des hommes a tué.
Les combats n'ont pas cessés.

Nos morts n'auront pas servi.
Quelle stupide supercherie.
L'homme ne sera pas content
tant qu'il ne s'ra pas gagnant.

Atelier d'écriture du 21.02.2009 à 23h35