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Nord Eclair - N° 183 – 4 juillet 2011

Le quotidien Nord Eclair publie un article intitulé "Le casse-tête des familles recomposées" dans son édition du lundi 4 juillet 2011, à l'occasion de la remise en cause de la semaine de 4 jours.

"Problématique", "impossible", "préjudiciable" : les familles monoparentales et recomposées, habituées à jongler pour organiser week-ends et vacances des enfants avec les ex-conjoints, voient d'un mauvais oeil une possible modification du rythme scolaire et des congés d'été.

Revenir à la semaine de 4 jours et demi - avec le risque d'un retour des cours le samedi matin - et créer des "zones" académiques pour les vacances d'été, comme pourrait le proposer le comité sur les rythmes scolaires ? "Au final ce sera compliqué et préjudiciable pour l'enfant qui aura moins de temps pour voir le parent avec lequel il ne vit pas", tranche Nathalie Guellier, 45 ans, créatrice du site parent-solo.fr mais aussi mère vivant seule à Tours avec son fils de 15 ans.

Son ex-mari a déménagé à Toulouse, à quelque 500 km. "Mon fils a bénéficié de la semaine de 4 jours, mais s'il avait dû aller à l'école le samedi, avec la distance géographique, ses week-ends avec son père auraient été réduits d'autant, voire seraient devenus impossibles à organiser", explique-t-elle.

Selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), 18 % des moins de 25 ans vivaient en 2006 dans des familles monoparentales, avec un seul parent sans nouveau conjoint, et 9 % des mineurs dans une famille recomposée, avec un parent et son nouveau conjoint et au moins un enfant né d'une union précédente.

"Ensemble au ski tous les trois ans"

Ces familles recomposées sont particulièrement inquiètes de la possibilité de voir les vacances d'été découpées en zones, dont seules quelques semaines seraient communes à toutes les académies.

Elles font valoir l'expérience qu'elles ont du "zonage" des seules vacances de février et de printemps.

Ainsi de Corinne Pouyade, installée à Méry-sur-Oise (Val-d'Oise, zone C) avec son fils d'une quinzaine d'années, et son nouveau conjoint.

Son ex-mari vit à Avignon (zone B), les deux enfants âgés d'une dizaine d'années de son nouveau mari dans l'Aisne (zone B). "Nous nous y prenons en moyenne six mois à l'avance pour organiser les vacances", explique-t-elle.

"Généralement, pour celles de février, nous ne pouvons aller au ski tous ensemble qu'une fois tous les trois ans, lorsque deux semaines se chevauchent. Et pour les vacances de Pâques cette année, nous n'avons eu qu'une semaine en commun", raconte cette enseignante de 38 ans.

Mais ce fut mission impossible pour les familles dont les enfants vivent dans les zones A et C : en février comme à Pâques, les deux zones n'avaient en commun qu'un seul week-end.

L'inquiétude des pères

Corinne Pouyade note que même si les vacances d'été ne devaient pas être organisées en zones, mais qu'elles étaient seulement "raccourcies", cela compliquerait l'organisation, alors qu'avoir deux mois pleins de vacances la facilite : "Cette année nous avons les enfants tous ensemble en août. En juillet mon fils sera chez son papa et les deux enfants de mon nouveau mari chez leur maman".

Vacances d'été raccourcies, découpées en "zones", ou cours le samedi matin, ces familles estiment que les enfants verraient forcément moins leurs parents. En particulier leurs pères, qui bénéficient bien moins souvent du droit de garde que les mères.

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