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Un père se bat pour récupérer sa fille née sous X

La cour d'appel d'Orléans examine aujourd'hui la demande d'un père qui souhaite récupérer la garde de sa fille née sous X.

En août 2006, la compagne de Julien Charnolé accouche d'une petite Jeanne, à l'issue d'un déni de grossesse. La mère affirmant même que le bébé est «le fruit d'un viol collectif».

En janvier 2008, Julien Charnolé apprend que les tests ADN réalisés en 2006 pour les besoins de l'enquête le désignent comme étant le père de la fillette. Il se lance à la recherche de sa fille, la reconnaît officiellement en mars 2008. Depuis, il se bat pour la récupérer. Entre temps, le tribunal de Paris, saisi par l'association de la famille adoptive française (Faf) qui a trouvé la famille d'adoption à Jeanne, a annulé le 20 janvier 2009 la reconnaissance de paternité, jugée hors délai (les pères ont quatre mois pour se faire connaître). Julien Charnolé a également fait appel de cette décision qui sera plaidée le 26 janvier 2010 à la cour d'appel de Paris.

La petite a fait l'objet d'une adoption plénière, en mai dernier, par la famille chez qui elle était placée depuis ses 4 mois.

Aujourd'hui, le papa, ingénieur de 29 ans, conteste l'adoption plénière. La cour d'appel a mis sa décision en délibéré au 26 janvier 2010.

Pour l'avocat, "il faut trouver une solution qui ménage l'un et l'autre. On ne peut pas nier que l'enfant a un vécu avec ses parents adoptifs mais on ne peut pas nier non plus que M. Charnolé est son père."

(01/12/2009)

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